Fresque sur les murs de claire enfance réalisée avec les enfants au foyer d'acceuil pour Talibés de saint louis
Le Senegal et ses nuances, souriant, vivant, nonchalant mais qui cache une vraie dureté. Il est encore difficile d'en parler tant nous n'avons pas encore vraiment de recule.
je peux vous donner les grande lignes mais la mélodie, l'atmosphère et tout le reste n'y sont pas.
en fait l'essentiel de nos découvertes n'y est pas, IL FAUT VENIR !
je commencerai par les villes où des vautours et dizaines d'aigles planent au dessus de nos têtes.
La ville où tout est jeté par terre ( pas de poubelle), ce sont de véritables décharges, moins que l'Inde mais parfois à hauteur des égouts parisiens
Les villes qui abritent l'art de la teranga ( hospitalité Sénégalaise) avec une population très communicative, de multiples ethnies toutes très acceuillantes, offrant leur gentillesse, le gite et le repas à la première occasion.
Invités à manger le tiebu dien dans la famille de aziz notre ami couturier de saint louis
Certains toubabs( terme désigniant le blanc sans conotation péjorative) devraient suivre leurs exemples, il s'agit d'un partage pur et simple . Et malgrè la misère , ici, il est rare qu'un homme se retrouve sans rien manger, ni où pouvoir dormir. Puis il y a les "SAY SAY" ( crapule, petit bandit) assez nombreux, qui jouent de cette hospitalité pour des petits larcins, en gros, soutirer l'argent du Toubab de manière plus ou moins ingénieuse.
Mais c'est la faune qui nous à causée le plus de soucis car elle ne crie pas garde!
crystel , piquée par un poisson chat au cours d'une partie de pêche avec TAM TAM , l'homme tranquille et nos amis Toubab, Tres douloureux. et comme un pierre richard, sauvée de peu de l'électrocution (poisson électrique).
Puis moi, qui fut initié au pallu dans la brousse à sam sam, HS pendant cinq jours et puis trois de convaléscence, grosse claque gratos, fournisseur officiel, dame moustique.
EN CASAMANCE aH , la brousse et sa musique ! ses varants, ses serpents, ses agames, ses caïments, ses beaux spécimens de scolopandres, et ses poules ,ses coqs ,ses oiseaux d'un bleus électriques ..... et ses petites lucioles lumineuses qui volent la nuit sur un air de clochette grillonesque ....une mélodie qui n'a de cesse de chanter dans nos esprits.
Trois semaines imergés dans une famille Diola au coeur de la brousse.Pas d'électricité of course, puiser l'eau du puit afin d'aller se doucher au seau dans la nature, petits besoins dans la nature, pirogue et pêche sur les bolongs. GRANDIOSE hormis que ce fut un calvaire culinaire . poisson riz midi et soir, c'est l'over dose au bout d'une semaine. du coup je me suis essayé au lance pierre histoire de ramener de la viande. résultat des courses: pas un oiseau touché en trois jour et lance pierre éclaté; donc riz poisson pour encore deux semaines hormis pendant le pallu où je n'ai rien pu avaler si ce n'est deux bananes.
Aller d'un point à un autre est souvent hépique, les pistes chaotiques, les sénégalais tres tres tranquilles... et les trajets ne se comptent pas en km mais en heure. Les véhicules épaves sont tous bons pour la casse et ce n'est pas un euphémisme. il est d'ailleur normal de croiser des carcasses de camions aux bords des pistes. Sinon il est impossible de faire cent mètres sans etre accosté: " ça va! et la famille, tu viens d'où, tu es là ?...." c'est toujours la même rangaine touristique. Le point final etant parfois " donnes moi 10 000 CFA ".
Pour les alcooliques notoires, à bon entendeur salut!, c'est 1 franc le pastis et pour l'anecdote on se fourni la bière africaine la moins chère et pas dégueux, à la caserne des pompiers ! mortel
Les femmes sont très distantes bien que toutes differentes; les mamas africaines , les gazelles aux silouettes parfaites et à la démarche féline , les diskettes ( aucun rapport avec l'informatique) , les putes en fait.
Les enfants talibés qui font parti intégrante du paysage et de la vie citadine . Lachés dès leur plus jeune age ( 3 ans) dans des daras( lieu délabrés et insalubres pour la plupart où ils peuvent etre entassés par groupes de 80 à 100...) et sous la joute d'un marabout. Leurs jounées sont consacrées à l'apprentissage du coran et à la mendicité afin de rammener du riz et 500 f cfa par jour pour leur marabou sous peine de coup voire de torture . Affaire tres délicate...
enfin comment parler du sénégal sans parler des "Baay Fall" à l'allure de rasta, vivant en communauté et respirant Dieu à chaque seconde de leur existence, à chacun de leur pas, de leur geste, de leur mot. ls vivent en toute humilité au plus proche de la terre et des choses simple . Ils ne prient pas mais font le fikrou, ils médite et réflechissent pour la paix et la liberté. Ils n'ont pas d'interdit, ce sont des Baay, des soldats pacifistes de dieu, le chantant et iniciant ceux que le destin, donc dieu, met sur leur chemin. Ils donnes des clés, des codes secrets afin de VOIR dieu . ILs font échos pourrait on dire aux sadous en inde ; pronant la non violence, l'amour, la tolérance et surtout la connaissance . ils sont des beatniks africains en plus mystiques, évidemment on s'est trouvés. On a passé dix jours avec eux à Zinguichor puis on à été hébergé par une autre communauté Baay fall pour notre unique nuit à tambacounda.Je citerai deux phrases parmis tant d'autres citées par les Baay fall:
" Dieu écrit droit sur des lignes courbes "
" le cerveau est l'oreiller de l'ame"
voilà c'est grossomerdo notre afrique à nous pour le moment, berceau de l'humanité. Comme ils aiment à le dire
" en afrique tout est possible mais rien n'est certain."
Emmanuel
oh les loulou les choo doodoo de votre amour fou nous on est fous! de
notre berceau on entend vos mélodies offrande! c'est bon de vous
entendre..........
Rédigé par : am* de Paris | 01/12/2008 à 15:35